Le patronat, les gouvernements , les syndicats a la solde de l’Etat et les médias racontent que la lutte des classes n'existe plus, mais ils sont les premiers à essayer de nous exploiter toujours plus , baisser nos salaires ou augmenter notre temps de travail . Pour renverser la balance dans ce conflit permanent engagé par les classes possédantes contre les travailleuses et les travailleurs , on ne peut pas s'en sortir seul-e-s : il faut s'organiser……
On ne peut pas combattre le capitalisme simplement sur le terrain des idées, alors que les classes possédantes ont des médias de masse et des outils de répression à leur solde, ni en remettant son avenir entre les mains d'un parti politique, quel qu'il soit.
Au contraire, c'est seulement quand les salariée-s, les chômeur-se-s et la jeunesse prennent directement leur destin en main qu'ils changent leur situation. La grève générale et illimitée reste ainsi le meilleur moyen de gagner sur nos revendications. Nous sommes les plus nombreux-se-s , il nous reste à prendre conscience de notre force collective . Et c'est justement en se regroupant et en agissant ensemble que cette prise de conscience se produit .
Dans les entreprises, le syndicalisme de lutte (AIT ) et non pas pro-gouvernemental (CGTCFDTFOUNSA….) est un outil essentiel pour lutter et organiser des mobilisations d'envergure. Il est donc prioritaire aujourd'hui de renforcer les organisations syndicales, mais aussi de débattre des stratégies portées par celles-ci.
Une alternative aux journées d'action
L'année 2009 a été marquée par de nombreux conflits sociaux d'envergure : luttes à la SNCF, à la RATP et dans les universités (LRU ) , dans les lycées ( Darcos ) , les contre sommets ( OTAN , G20 , G8 … ) , luttes pour la régularisation des sans papiers évacués par la CGT avec la police etc. A cela il faut rajouter de nombreuses luttes dans les entreprises pour des augmentations
de salaires, contre les licenciements et les délocalisations.
Ces conflits montrent que de nombreux ses salarié-e-s veulent se battre et refusent de se résigner.
Mais la plupart de ces luttes se sont soldées par des défaites. Les " journées d'action " se sont succédées, les conflits catégoriels n'ont pas réussi àobtenir un soutien significatif de la population ou à converger avec d'autres luttes. Ces limites posent concrètement la question des outils de résistance à opposer aux attaques du patronat et du gouvernement.
Or, organiser la mobilisation , le soutien , les convergences devrait être le rôle des organisations syndicales , qui ont préféré se battre pour leur « clocher « , que pour les salarié-e-s !
Reconstruire un syndicalisme de lutte
Les organisations syndicales sont toutes traversées, à des degrés plus ou moins importants, d'un côté par des inclinations au compromis social et à
la bureaucratisation, alors que nous défendons : un syndicalisme de
lutte.
Le syndicalisme de lutte doit être interprofessionnel et unitaire : il doit favoriser la jonction entre les secteurs public et privé, organiser le soutien et populariser les luttes menées par les salarié-e-s , d'une profession ou d'une entreprise et l’ensemble des mouvements ( associations , mouvements autonomes … ) . Il doit affirmer son indépendance vis-à-vis de l'État, des institutions , des partis politiques et se doter d'une stratégie de luttes basée sur l'intervention directe des
salarié-e-s . Enfin, il doit respecter la démocratie interne et le contrôle du syndicat par ses adhérente-s sur tous les sujets en assemblée constituante .
Mettre en valeur cette conception du syndicalisme n'a rien d'évident. Il n’est pas illusoire aujourd'- hui d'espérer pouvoir regrouper tous les militant-es se reconnaissant dans ce type de syndicalisme au sein d'une même organisation syndicale nouveau et a créer . La création d'espaces communs d'action et de débat regroupant des militants favoriserait l'émergence d'une alternative à l'intégration du nouveau syndicalisme à la bonne marche du capitalisme, une alternative qui donnerait du sang neuf a un syndicalisme neuf et de lutte.
L'énergie déployée par l'État pour réprimer les mouvements sociaux et favoriser le renforcement d'un syndicalisme électoraliste et cogestionnaire
est la preuve que le syndicalisme de lutte continue d'inquiéter le patronat. Donnons-lui raison : construisons l'alternative syndicale !
Les ALTERS 72
Nous ne pouvons pas nous résigner à l’éparpillement actuel des forces Communistes Libertaires , Révolutionnaire , Autonomes , contre le capitalisme.
Nous ne prétendons pas pouvoir regrouper tout le monde dans une maison commune : il existe des points de divergences idéologiques et stratégiques (question de la prise du pouvoir,...) qui rendent difficile, peut être impossible, une telle entreprise. Pourtant, il est possible d'imaginer des regroupements à la fois unitaires, pluralistes de chacun-e. Entre tout ou rien, nous pouvons faire le choix de l'unité. C'est dans ce sens que nous proposons partout à nos partenaires, mais aussi aux individus qui se reconnaissent dans une telle démarche, la construction d’ unions autonomes , autogérés .
L’idée d’union consiste à créer :
(collectifs,réseaux, coordinations, assemblées, peu importe la dénomination,
il ne s'agit pas d'une marque déposée) dans les villes et les quartiers fédérant toutes celles et ceux qui veulent riposter globalement aux attaques des partis politiques et du Medef et autres syndicats , qu'ils/elles soient organisé-
e-s politiquement, syndicalement, ou pas, et qui souhaitent le faire sur une base autonome , autogérée , communiste-Libertaire , révolutionnaire , contre ce capitalisme meutrier .
Organe de résistance, de soutien et de popularisation des luttes,
Ce mouvement à vocation de se battre aussi pour une alternative anticapitaliste et, nous l'espérons, autogestionnaire à la société actuelle. Cela signifie que
Ce mouvement est un lieu de débat visant à populariser des mesures d'urgence, mais aussi des mesures transitoires, notamment à partir d'actions de réquisition
(de logements vides, d'entreprises qui licencient, qui ferment), de récupération et de redistribution des richesses. Il vise aussi à favoriser le développement de l'éducation populaire en réintroduisant la politique dans les quartiers. Agir
de façon large et unitaire, sur cette base commune, c'est se donner une force d'intervention bien supérieure à ce que peut faire chaque organisation , association , mouvement autonome individuellement.
Les exemples concrets de ce que peut faire un regroupement, sont légions,
la seule limite d'une telle intervention étant notre imagination : tracts et informations unitaires sur les attaques du pouvoir dans nos quartiers, organisation de débats, de cafés politiques, de projections de films et de documentaires, mise en place de soutiens scolaires alternatifs, de permanence
Politique indépendante , du développement de lieux de contre-culture...
Nous ne voyons pas dans de tels regroupements une fin en soi,
mais une formule suffisamment souple pour faire vivre l'unité dans la diversité et le pluralisme avec toutes celles et ceux qui se battent contre l'oppression de classe,
de genre , les racismes et militent pour l'émancipation sociale et politique non gouvernementale . Il peut permettre de favoriser le développement de la
conscience politique et de mobilisation de masse, ce qui est essentiel
pour faire reculer la résignation ambiante qui conforte les bureaucraties
politiques et syndicales, mais surtout la détermination du
capital à continuer son offensive.
Il s’agit bien de construire une force extraparlementaire
qui se donne les moyens d'avoir une audience de masse et incarne
d'autant plus une alternative anticapitaliste, révolutionnaire et
autogestionnaire qu'elle s'appuie essentiellement sur des luttes et
des contre-pouvoirs indépendants de l'Etat et du patronat.
Nous sommes dans la continuité des grands courants antiautoritaires de l’histoire, qui ont cherché à traduire les aspirations du socialisme spontané des travailleurs . Les collectivistes antiautoritaires de la première Internationale , les syndicalistes révolutionnaires et anarcho-syndicalistes , les communistes libertaires ou anarchistes communistes ont assuré la permanence d’un courant libertaire de lutte de classe dont nous nous réclamons .
Cette référence n’implique ni soumission à une doctrine figée ni apologie du passé . La référence est critique , elle n’épargne pas les faiblesse , les erreurs. Les tendances auxquelles nous nous référons sont vivantes , contradictoires, liées aux époques où elles sont apparues . Nous voulons bénéficier des acquis d’un courant majeur du mouvement ouvrier , et en rejeter tout ce qui nous semble dépassé ou erroné .
Nous sommes à la fois syndicalistes révolutionnaires (ou anarcho-syndicalistes) et communistes libertaires . Nous proposons donc une synthèse de l’ensemble des composantes libertaires « lutte de classe » et dans ce sens déjà nous constituons un courant nouveau .
Nous ne prétendons à aucun monopole . Diverses organisations et regroupements se réclamant d’une filiation libertaire existent . Nous sommes pour le débat , pour que les forces soient mises en commun aussi souvent que possible , sans nier les spécificités de chacun . Un même souhait de confrontations et d’unité nous conduit à refuser les sectarismes entre toutes les forces qui combattent le capitalisme et l’impérialisme .
Mais notre effort de synthèse ne s’arrête pas aux seuls courants libertaires . Nous cherchons une fusion des acquis positifs de l’ensemble des courants révolutionnaires .
L’avenir du marxisme révolutionnaire dans ce qu’il a de non jacobin , de non dirigiste , nous paraît être impensable , après la faillite historique du léninisme sans un ressourcement et une fusion avec le courant libertaire ouvrier . Et celui-ci a tout à gagner en intégrant , tout en le dépassant , le meilleur de Marx , proudhon , blanqui révolutionnaire
La synthèse que nous recherchons ne se limite pas non plus à une confrontation positive des courants marxistes révolutionnaires et libertaires . Nous nous tournons également vers les acquis d’autres courants révolutionnaires et radicaux : autogestionnaires , écologistes …
Ce processus d’ensemble , de synthèses et de dépassements , mais aussi d’innovations et d’intégrations aux conditions renouvelées de la lutte de classe , est une des conditions de l’émergence d’un nouveau courant dans le mouvement de l’ensemble de la société à l’affirmation duquel notre association de « bienfaiteurs sociaux « s’efforce de travailler .
Le projet de société que nous proposons s’appuie sur les expériences concrètes des travailleurs et des peuples révolutionnaires : communes libres , conseils ouvriers , fédérations , syndicalisme révolutionnaire .
Nous nommons ce projet communisme libertaire , non par référence au courant « communiste » marxiste-léniniste , mais dans la continuité d’un courant plus ancien et plus large , antiautoritaire, syndicaliste de lutte de classe .
« Communisme » : une société fondée sur la mise en commun des moyens de production , sans appropriation privée ou privative , centralisée , c’est-à-dire sans classe et sans État .
« Libertaire » : une société qui a pour objectif et pour condition l’émancipation de la société , des travailleurs et des individus , qui passe par l’égalité économique et la démocratie de bas en haut de la production et de toute la société .
Le communisme libertaire est le projet d’une société en évolution , animée par un processus révolutionnaire permanent , qui étend progressivement la société nouvelle sur toute la surface terrestre , et qui gagne et intègre peu à peu toute la population .
C’est-à-dire alors que toute la population n’a pas encore été gagnée , que la révolution a encore de nombreux ennemis à l’intérieur et à l’extérieur , et qu’il faut faire avec l’héritage technologique tout en commençant immédiatement à le transformer .
Nous refusons le mythe de l’État républicain , neutre , démocratique , au-dessus des intérêts particuliers . L’État , c’est au contraire l’organisation de la violence politique des classes dirigeantes qui s’impose à la base de la société . L’État républicain , comme tous les États, est une structure pyramidale et centralisatrice où le pouvoir s’exerce du haut vers le bas . L’État est par nature centralisateur , oppressif , uniformisateur . Arme des classes dirigeantes, il encadre , forme , quadrille , corrige et réprime la population .
L’État moderne est un État capitaliste . Il est même le corps central du capitalisme , conçu pour en gérer les grands mécanismes, tissant des liens inextricables avec le capitalisme privé , et lui-même entreprise capitaliste parmi les plus puissantes , générant une classe technobureaucratique .
L’État français repose sur l’équation « Nation-Patrie-État » , actuellement « Travail-Famille- Patrie» construite au prix de l’écrasement des spécificités culturelles , régionales , locales , au profit d’une culture centrale, dominante, appauvrie.
La lutte contre l’extrême droite est historiquement l’une des composantes majeures des Réseau No Pasaran , du Scalp , de ras l’front : les courants politiques nationalistes , par leur idéologie et leur pratique, entretiennent les replis identitaires . Ils servent à la fois de prétexte et de modèle aux différents gouvernements qui se succèdent , que ce soit en matière d’immigration , de politique sécuritaire ou de répression sociale . Dans cette perspective , l’association concentre son activité antifasciste autour de trois axes principaux. D’abord il assure, en collaboration avec les organisations existantes un travail d’information et d’analyses et de lutte quotidienne sur les différents courants nationalistes .
Ensuite, en s’appuyant sur ce travail d’information, les Alters 72 tentent d’organiser, sur le terrain, des ripostes face à la présence de l’extrême droite dans la rue et de leurs filiations facho-catho , que ce soit lors des élections ou à l’occasion d’une apparition publique des groupes nationalistes .
Et enfin , pour un internationalisme de la lutte antifasciste en lien avec le SRA .
Le combat social compris uniquement comme lutte contre nos dominations internes ne résoudra pas celui sur la nature . Il nous faut rompre avec le dogme productiviste , sous la forme capitaliste , pseudo-communiste ou autre ! Il ne s’agit plus maintenant de nous demander « Comment produire plus ? » mais « Pourquoi produire plus ? » et « Que produire ? » La maladie de la « vache folle » en est le triste exemple . Le monde industriel agricole , productiviste et destructeur n’a que faire de la nature et de l’environnement . Le problème de l’interdépendance social/environnement se voit aussi bien au niveau planétaire (couche d’ozone, destruction des forêts...) qu’au niveau local (urbanisme, tout-bagnole, etc.). Nous devons nous engager dans une écologie sociale , qui comprenne que la domination imbécile de l’homme sur la planète n’est que la continuation du système de domination des hommes entre eux . l’homme dans ses comportement se résume a celui de virus de la société , qui « colonise un espace , se développe et détruit , une fois son « œuvre de destruction effectué , il se déplace pour changer d’endroit .
Cette écologie sociale, loin de la caricature « le nucléaire ou la bougie » doit autant incarner une lutte sociale et politique qu’une nouvelle conception de la science et de la technique.
La culture est une arme !!!!!
Les luttes et les mouvements sociaux conditionnent nos capacités à transformer radicalement nos sociétés Pour autant , il nous semble primordial de poser concrètement les jalons d’une autre organisation sociale et économique des aujourd’hui. Dans de nombreux domaines , comme l’éducation , la culture , l’habitation , des outils intellectuels et pratiques sont disponibles permettant de vivre d’autres rapports que des rapports marchands et d’aliénation . Il faut donc s’atteler à construire des outils économiques et sociaux autonomes par le développement de biens autogérés.
L’autogestion généralisée de la société est, en dernier en recours , la seule forme effective d’autogestion. Il peut par contre exister des espaces expérimentaux d’autogestion, des niveaux limités de démocratie directe , des zones autonomes temporaires . C’est même cet ensemble moléculaire d’expérimentations sociales qui constitue les bases d’un processus de transformation social par le bas . Dans ce cadre, les expériences liées à des squats , des lieux autogérés , des associations de production et d’échange alternatifs dans tous les domaines de la vie nous semblent importantes à développer et à favoriser .
Ils ne doivent pas se constituer en ilot , mais s’associer avec l’ensemble de la population à la promotion d’autres modes de relations et d’échanges .
Les Alters 72 constituent aussi un lieu de réunion et de travail pour divers réseaux et groupes militants au Mans et à travers la France... Un lieu qui entend ne pas se contenter d'accompagner le mouvement social, mais plutôt en être une composante à part entière.
Leurs acteurs et actrices - grévistes, employé·e·s, chômeurs et chômeuses, sans-papiers, précaires, étudiant·e·s, révolté·e·s, sans étiquette et autres oublié·e·s.
Espace autogéré des Alters 72 et convergence des luttes...
L'espace autogéré se constitue en lieu relais. Un lieu où peuvent se débattre et se poursuivre les aventures collectives initiées lors de ces moments de lutte, se tisser plus avant des complicités et projets, et se conserver l'énergie d'un mouvement, au lieu d'en observer la vague retomber. L'espace autogéré est de ces lieux ressource - certain·e·s y viennent organiser un concert de soutien, préparer des rencontres anticapitalistes, fabriquer une banderole ou réfléchir une action, d'autres y écrire un tract ou y proposer un débat, y éditer un journal ou un site d'information militante, d'autres encore se plonger dans sa bibliothèque ou ses archives, s'imprégner des luttes passées et présentes. Les Alters 72 constituent aussi un lieu de réunion et de travail pour divers réseaux et groupes militants... Un lieu qui entend ne pas se contenter d'accompagner le mouvement social, mais plutôt en être une composante à part entière.
S'autonomiser
La situation actuelle ravive les débats sur nos modes de vie, la course à la consommation, les logements trop chers et les boulots de merde payés des miettes. Elle peut permettre de reposer
ensemble la question de notre subsistance, avec nos ami·e·s, nos voisin·e·s, nos collectifs et se donner les moyens de réduire l'emprise marchande sur nos vies. Elle pousse à renouer avec des
solidarités, des pratiques d'entraide, d'action collective et de mutualisation de ressources que le capitalisme et l'atomisation individuelle avaient tout fait pour éroder.
Motivés par la nécessité de créer et faire vivre des pratiques qui ne soient soumises ni aux impératifs de rentabilité, ni à l'aseptisation bureaucratique. Une initiative qui, en parallèle de nombreuses autres, se veut acte d'insoumission face à un ordre social qui exclut et exploite, réprime et expulse, vise à réduire nos vies à des maillons normalisés, productifs et jetables.
... pour des espaces de résistance !
Soutenir les petits producteurs afin de court- circuiter la grande distribution .
Transformer des carrés de terre en jardin potagers .
Collectiviser des outils .
Recycler et construire (vélos,ordi,machine à laver…..)
Mettre en place une zone d’échange, non marchand, ou chacun peut donner ou recevoir gratuitement.
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